Ce qui suit a été composé par un Sénégalais musulman hyphy, une lesbienne électro et un adepte de psychédéliques blanc qui s'en câlisse, nous proposons de remplacer l'entièreté du rapport-nuage qui s'échappe déjà vers Détroit (bon débarras) par cette édifiante recommandation:
La Terre tournait autour de Saturne. C'est une planète qui n'est pas habitable par les hommes qui ne parviennent pas à trouver la femme de leur vie, alors ils commencent à feuilleter les annonces qui se succèdent frénétiquement, affichant qu'en guise d'accomodement on imposerait la nudité. À la Banquise les gens mangent la poutine 24h par jour de GUERRE, pendant que le Président s'envoie sa maîtresse dans le bureau où les commissaires Bouchard et Taylor enlèvent tous leurs vêtements pour donner l'exemple et aussi montrer que nous avons la meilleure poutine en pointant la file devant la porte à 3h du matin fatidique où quelqu'un de méchant mets une feuille d'érable pour se couvrir et devient Dieu qui apprend à sa dévouée Justine Durand à marcher sur l'eau et ainsi devenir Déesse sur Terre mais tout le monde se sent tout nu (sauf le méchant) et est très gêné.
Voilà.
''Québécois d'origine diverses et même non-québécois''
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mardi 27 mai 2008
dimanche 18 novembre 2007
In Control!! (Breakdown Part6)
A peine quelques jours après l'annonce de la proposition du maire Tremblay en ce qui concerne le projet de loi 22, il avait finalement accepté l'invitation de Guy A. Lepage et se présentait sur le plateau en compagnie de Bernard Pivot, Plume, la (trèèèèèèèssssss jooliiiiee) conceptrice d'Assassins's Creed (du nom délicieux de Jade) et de Grand Corps Malade. Le maire a définitivement marqué des points majeurs ici, et vous noterez que l'absence de métaphores sarcastiques qui rend ce post différent des autres de la série ''Montreal Breakdown'' est intentionnelle.
Le maire Tremblay s'est révélé publiquement comme un homme passionné de Montréal, passionné en général, et très habile non seulement a défendre son bilan, mais a indiquer ses priorités. Un homme équilibré qui fait la différence entre critique constructive et critique nuisible, ayant la tête (dure) a la bonne place et une vision extrêmement contagieuse de ce Montréal qu'il s'acharne a construire. Une nature forte et optimiste. Ce que toute métropole souhaiterait avoir comme maire.
Il commence en annonçant l'injection de 120 millions dans le Quartier des Spectacles (ne vous avais-je pas dit que ce dossier prendrait de la vitesse après que le maire l'aie repris a Labonté? Comme de quoi il me reste un certain flair haha c'était pas si dur a sentir mais bon), puis se lance dans une description passionnée de la ville de Montréal, sur ses efforts simples pour tenter d'en faire une métropole gagnante et de réformer le système municipal. Cela est comme un politicien sincère: il balance des chiffres mais avec passion, force, on sent la simple sincérité de l'homme. A des questions telles que, ''Ça ne vous dérange pas de participer a des missions de partenariat économique avec la Chine, était donné la situation des droits de l'homme et du travail des enfants?" il répond:
"Ça me touche, mais tout ne relève pas du niveau municipal, notre travail est d'entretenir des relations économiques privilégiées avec un pays dont la croissance est de 15%." Démagogie? Gros bon sens. La mairie n'est pas le ministère de Maxime Bernier et point a la ligne.
Lorsqu'on arrive a Labonté (1 seule question:''Est-ce que votre proposition d'octroyer la mairie de Ville-Marie a la mairie de Montréal est un règlement de comptes?), il balaie le problème: "Je ne suis pas vindicatif, c'est une mesure nécessaire et Mr. labonté lui-même la défendait quand il présidait la Chambre de Commerce. Ville-marie est le centre-ville de Montréal, un quartier vital, qui ne saurait être géré parallèlement." Démagogie? Gros bon sens!
Bernard Pivot est impressionné du dynamisme du maire Tremblay. ''Vous me dites que vous vous êtes levé a quatre heures du matin....si vous vous étiez levé normalement a 8, dans quelle forme seriez-vous?" et Lepage: ''Vous devrier donner des entrevues plus souvent, vous êtes bon."
On a l'impression que Gérald Tremblay en a peu a foutre et trop a faire pour s,adonner a ce cirque médiatique.
Attendez vient-il de gagner mon vote? En 2009, il s'est pris une sale longueur d'avance...
Le maire Tremblay s'est révélé publiquement comme un homme passionné de Montréal, passionné en général, et très habile non seulement a défendre son bilan, mais a indiquer ses priorités. Un homme équilibré qui fait la différence entre critique constructive et critique nuisible, ayant la tête (dure) a la bonne place et une vision extrêmement contagieuse de ce Montréal qu'il s'acharne a construire. Une nature forte et optimiste. Ce que toute métropole souhaiterait avoir comme maire.
Il commence en annonçant l'injection de 120 millions dans le Quartier des Spectacles (ne vous avais-je pas dit que ce dossier prendrait de la vitesse après que le maire l'aie repris a Labonté? Comme de quoi il me reste un certain flair haha c'était pas si dur a sentir mais bon), puis se lance dans une description passionnée de la ville de Montréal, sur ses efforts simples pour tenter d'en faire une métropole gagnante et de réformer le système municipal. Cela est comme un politicien sincère: il balance des chiffres mais avec passion, force, on sent la simple sincérité de l'homme. A des questions telles que, ''Ça ne vous dérange pas de participer a des missions de partenariat économique avec la Chine, était donné la situation des droits de l'homme et du travail des enfants?" il répond:
"Ça me touche, mais tout ne relève pas du niveau municipal, notre travail est d'entretenir des relations économiques privilégiées avec un pays dont la croissance est de 15%." Démagogie? Gros bon sens. La mairie n'est pas le ministère de Maxime Bernier et point a la ligne.
Lorsqu'on arrive a Labonté (1 seule question:''Est-ce que votre proposition d'octroyer la mairie de Ville-Marie a la mairie de Montréal est un règlement de comptes?), il balaie le problème: "Je ne suis pas vindicatif, c'est une mesure nécessaire et Mr. labonté lui-même la défendait quand il présidait la Chambre de Commerce. Ville-marie est le centre-ville de Montréal, un quartier vital, qui ne saurait être géré parallèlement." Démagogie? Gros bon sens!
Bernard Pivot est impressionné du dynamisme du maire Tremblay. ''Vous me dites que vous vous êtes levé a quatre heures du matin....si vous vous étiez levé normalement a 8, dans quelle forme seriez-vous?" et Lepage: ''Vous devrier donner des entrevues plus souvent, vous êtes bon."
On a l'impression que Gérald Tremblay en a peu a foutre et trop a faire pour s,adonner a ce cirque médiatique.
Attendez vient-il de gagner mon vote? En 2009, il s'est pris une sale longueur d'avance...
vendredi 16 novembre 2007
Têt 1968: Air Strike In Montreal (Breakdown Part5)
Tel un cougar tapi dans l'obscurité, dont on ne voyait de temps a autres qu'un éclat (reflet de la haine dans ses yeux sur ses lunettes), le maire Tremblay a attendu son moment. Labonté, toujours plus sûr de lui, a enlisé l'arrondissement Ville-Marie dans le chaos le plus complet, et attendait, confiant, sur la place publique, que sur Tremblay retombe la faute et qu'il puisse récolter les lauriers et, tel César, avoir son Triomphe sur la nouvelle place Labonté (anciennement place des Arts). Triomphe acquis au prix d'une ruse du calibre de celle du Cheval de Troie, ni plus ni moins. A la guerre il faut savoir vaincre avant tout n'est-ce pas...?
C'est ce que le maire Tremblay s'est dit le matin du 15 novembre 2007 en chaussant son casque de GI, saisissant son poste radio de campagne et appelant le lointain quartier général provincial: '' Général Normandeau, request massive air strike coordinates Ste-Catherine, Mont-Royal, Berri, St-Laurent...approximately. napalm strike, incendiary bomb strike, nerve gas strike, VX gas strike, send the whole motherfucking package!" éructa-t-il, bave aux lèvres. La rumeur voudrait qu'il ait réclamé la bombe a neutrons, mais le général des Affaires Municipales Normandeau l'aurait rappelé a l'ordre.
Le maire a inséré sans le moindre tact dans le ronflant projet de loi 22 (qui vise a tenter de donner une cohérence a la structure de gestion montréalaise) un article-canon: l'octroi automatique de la mairie de l'arrondissement Ville-Marie (occupée de pied plat par Labonté) au maire de la ville de Montréal. Raisons évoquées: caractère vital de cet arrondissement particulier pour la créature montréalaise, étant son centre-ville, difficultés de coordinations en ce qui concerne sa gestion actuelle etc. Le fait que Labonté ait déja activement soutenu une telle mesure au temps de la grande camaraderie (encore un pichet, Gérald? Ouéééééééé mon pote!!!) avec le maire Tremblay n'est pas sans rappeler le coup de maître de Harper sur Dion lors du dernier discours du Trône. A défaut de sortir Labonté de sa tanière dans la jungle (aux allures de Taj-Mahal miniature), Tremblay décide d'annihiler la jungle! Que peut le jeu de finesse de Labonté contre un aussi monstrueux déploiement de FIREPOWER digne descendant de la scène de la cavalerie aérienne d'"Apocalypse Now''...empruntons a Coppola les paroles qu'il met dans la bouche du général de la division aéroportée, et déposons les, délicatement, avec une attente difficilement contrôlable, dans la bouche du maire Tremblay, toujours dégoulinante de bave, ses yeux écarquillés par l'ivresse de la rage en processus d'assouvissement. Déposons ces paroles...
"I love the smell of napalm in the mornin'. Smells like...victory!"
ahhhhh...permettez-moi une image mentale qui est pour mes synapses la plus extatique des sucreries.
Il veut battre Labonté en anéantissant purement et simplement sa position sociale! Dans le style ''et soudain s'abattirent des nuées de cavaliers infernaux au nombre de 444444 (nuées) qui ravagèrent de fond en comble une seule maison a Westmount et emportèrent une seule âme a la mairie de Montréal pour y être éternellement torturée'' CHIRURGICAL STRIKE! Alors on attends avec impatience les supplications de George W. Bush qui se débat avec son Ben Laden depuis un temps pathétiquement long! Mettez Tremblay sur le coup! C'est plus du Fabienne Larouche, c'est du Saint Paul! Hollywood se rhabille, on a un nouveau centre de palpitants thrillers a sensation, la Presse, page 18, quotidiennement! 51$ par année putain tout le monde s'abonne!
Alors la, on peut dire que Labonté est resté silencieux! Ses deux minimoi qui l'ont suivi dans sa Grande Sécession ont jappé quelque peu, mais ça sonnait pas mal caniche. Labonté, drapé dans sa tragique cape grecque antique, a magnanimement laissé entendre qu'il prendrait la parole lundi, en leur donnant une taloche indignée car le son de crécelle de leurs jappements incessants allait jusqu'a agresser ses pauvres nerfs soumis au choc d'une telle menace. Les deux chienchiens se turent, leurs yeux mouillés de se voir rabroués alors qu'ils ne faisaient que le vaillamment défendre malgré leur gorge nouée devant l'Immensité divine! Ils méditent déja leur retour en grâce chez Union Montréal, seul parti de la Grandeur municipale, qui n'a pas froid au bouton rouge, situé sur le menton frémissant de Tremblay, a au moins 108 degrés Celsius!
Espérons que notre Trotsky municipal au nom gentil sait couper les noeuds gordiens, ou qu'il était chef de meute chez les louveteaux, parce que la, il en a tout un a dénouer!
Pathétique démagogie lundi I CAN'TTTT WAITTTT TO SEEEEEE (dis-je avec l'enthousiame d'un paysan moyenâgeux le jour du bûcher annuel)
C'est ce que le maire Tremblay s'est dit le matin du 15 novembre 2007 en chaussant son casque de GI, saisissant son poste radio de campagne et appelant le lointain quartier général provincial: '' Général Normandeau, request massive air strike coordinates Ste-Catherine, Mont-Royal, Berri, St-Laurent...approximately. napalm strike, incendiary bomb strike, nerve gas strike, VX gas strike, send the whole motherfucking package!" éructa-t-il, bave aux lèvres. La rumeur voudrait qu'il ait réclamé la bombe a neutrons, mais le général des Affaires Municipales Normandeau l'aurait rappelé a l'ordre.
Le maire a inséré sans le moindre tact dans le ronflant projet de loi 22 (qui vise a tenter de donner une cohérence a la structure de gestion montréalaise) un article-canon: l'octroi automatique de la mairie de l'arrondissement Ville-Marie (occupée de pied plat par Labonté) au maire de la ville de Montréal. Raisons évoquées: caractère vital de cet arrondissement particulier pour la créature montréalaise, étant son centre-ville, difficultés de coordinations en ce qui concerne sa gestion actuelle etc. Le fait que Labonté ait déja activement soutenu une telle mesure au temps de la grande camaraderie (encore un pichet, Gérald? Ouéééééééé mon pote!!!) avec le maire Tremblay n'est pas sans rappeler le coup de maître de Harper sur Dion lors du dernier discours du Trône. A défaut de sortir Labonté de sa tanière dans la jungle (aux allures de Taj-Mahal miniature), Tremblay décide d'annihiler la jungle! Que peut le jeu de finesse de Labonté contre un aussi monstrueux déploiement de FIREPOWER digne descendant de la scène de la cavalerie aérienne d'"Apocalypse Now''...empruntons a Coppola les paroles qu'il met dans la bouche du général de la division aéroportée, et déposons les, délicatement, avec une attente difficilement contrôlable, dans la bouche du maire Tremblay, toujours dégoulinante de bave, ses yeux écarquillés par l'ivresse de la rage en processus d'assouvissement. Déposons ces paroles...
"I love the smell of napalm in the mornin'. Smells like...victory!"
ahhhhh...permettez-moi une image mentale qui est pour mes synapses la plus extatique des sucreries.
Il veut battre Labonté en anéantissant purement et simplement sa position sociale! Dans le style ''et soudain s'abattirent des nuées de cavaliers infernaux au nombre de 444444 (nuées) qui ravagèrent de fond en comble une seule maison a Westmount et emportèrent une seule âme a la mairie de Montréal pour y être éternellement torturée'' CHIRURGICAL STRIKE! Alors on attends avec impatience les supplications de George W. Bush qui se débat avec son Ben Laden depuis un temps pathétiquement long! Mettez Tremblay sur le coup! C'est plus du Fabienne Larouche, c'est du Saint Paul! Hollywood se rhabille, on a un nouveau centre de palpitants thrillers a sensation, la Presse, page 18, quotidiennement! 51$ par année putain tout le monde s'abonne!
Alors la, on peut dire que Labonté est resté silencieux! Ses deux minimoi qui l'ont suivi dans sa Grande Sécession ont jappé quelque peu, mais ça sonnait pas mal caniche. Labonté, drapé dans sa tragique cape grecque antique, a magnanimement laissé entendre qu'il prendrait la parole lundi, en leur donnant une taloche indignée car le son de crécelle de leurs jappements incessants allait jusqu'a agresser ses pauvres nerfs soumis au choc d'une telle menace. Les deux chienchiens se turent, leurs yeux mouillés de se voir rabroués alors qu'ils ne faisaient que le vaillamment défendre malgré leur gorge nouée devant l'Immensité divine! Ils méditent déja leur retour en grâce chez Union Montréal, seul parti de la Grandeur municipale, qui n'a pas froid au bouton rouge, situé sur le menton frémissant de Tremblay, a au moins 108 degrés Celsius!
Espérons que notre Trotsky municipal au nom gentil sait couper les noeuds gordiens, ou qu'il était chef de meute chez les louveteaux, parce que la, il en a tout un a dénouer!
Pathétique démagogie lundi I CAN'TTTT WAITTTT TO SEEEEEE (dis-je avec l'enthousiame d'un paysan moyenâgeux le jour du bûcher annuel)
jeudi 1 novembre 2007
Cerise!
Or donc, je viens de découvrir mon 1er Club à Montréal depuis...le Parking quasiment! C'est un assez vieux pote que je ne vois plus beaucoup qui m'appelle random alors que je divaguais en vain sur un divan, verre de vin à la main (paraphrasons Loco Locass), juste après Loft Story et je mentionnais justement qu'il aurait été sympa de faire quelque chose de smooth pour l'occaze, mais les partenaires n'ont pas pu se raréfier, faute d'avoir jamais existés: c'est que ma suggestion à moitié molle de dernière seconde s'écrase pitoyablement sur un voyage à New York qui réunit la plupart des personnes présentes, alors je me décide à ne rien faire sans trop de regrets, l'idée n'ayant même pas vraiment germé, lorsque mon téléphone sonne...
Hey, viens-tu au Cherry?
45 minutes après, au métro Place d'Armes, je m'embarque avec mon ami dans une voiture avec une bande de lurons étranges. Au début j'ai un peu peur de m'être embarqué dans un truc trop gros pour moi, trop fou, trop intense, bref je ne sais plus mais bon j'y suis alors....
Donc la moitié sont anglos (2) les autres francos (2) plus moi (1 intrus). On commence par aller dans un appart pour une raison X= une fois à l'intérieur, j'ai tout le loisir de parler un peu avec les gens, qui finalement se révèlent être des gens très sympathiques, qui m'intègrent vraiment vite à leur bande au point de m'appeler Gab en moins de deux minutes....J'avais oublié ce monde de junkies de piste de danse dans lequel j'ai tellement été inclus à l'adolescence.
Finalement on arrive au fameux Cherry, c'est dans le Vieux-Montréal, l'endroit exact je ne saurais le dire mais c'est sur Saint-André. On arrive là, et ma première impression en est une de surprise: on entre dans le club par une porte de bois qui mène dans un sous-sol et il faut débourser 10$ pour entrer. On entre et l'alcool est très cher, 7$ la bière, pas de pintes pas de pichets.
Puis je me rends compte du CROWD. Bon, il y en a plein de déguisés bien sûr, mais tout le monde est souriant. Je me fais tout naturellement aborder par Sophie:
''Ah toi aussi tu es déguisé en...??? Moi c'est en Sophie!''. Pis remarquez, pas de grosse drague là, on trinque pis on repart chacun de notre côté. :e bar est fait avec des niches sur les côtés très intimes (pour quand tu veux la paix) puis une grande piste de danse jamais trop pleine, et toujours pleine de gens qui sourient et DANSENT VRAIMENT. Et qui se mélangent. En plus il y a autant d'anglophones que de francophones, et le monde est en général beau. C'est un bar dans lequel je n'irai pas trop souvent parce que çà coûte trop cher, mais c'est peuplé de jeunes relax, moyenne 25 ans. Et c'est fly, le crowd se sent bien. La musique est bonne, c'est du House progressif, un peu tribal, le genre de musique qui reste toujours smooth mais finit par te projeter partout dans un foisonnement de rythmes avec lequel tu te fabriques une danse, que tu partage allègrement en tendant la main au gens (au moins le quart la saisissent et dansent avec toi du premier coup! C'est ÇÀ qui a fait ce club dans ma tête)
En moment donné, je me laisse aller à me payer UN double Jack And Coke, pis après je me laisse aller à suivre les rythmes du Deep House que je retrouve comme un vieux gilets chaud et confortable dont on ne se souvenait plus l'existence.
Des fois je suis tellement heureux que je fais des grimaces aux filles et une va jusqu'à m'embrasser sur la joue!
Je suis revenu chez moi VRAIMENT saoûl mais VRAIMENT content de mon halloween improvisé. Parfois je trouve que ma vie manque de légèreté, ben lè je me suis fullé la tête d'hélium il n'y a pas à dire!
Hey, viens-tu au Cherry?
45 minutes après, au métro Place d'Armes, je m'embarque avec mon ami dans une voiture avec une bande de lurons étranges. Au début j'ai un peu peur de m'être embarqué dans un truc trop gros pour moi, trop fou, trop intense, bref je ne sais plus mais bon j'y suis alors....
Donc la moitié sont anglos (2) les autres francos (2) plus moi (1 intrus). On commence par aller dans un appart pour une raison X= une fois à l'intérieur, j'ai tout le loisir de parler un peu avec les gens, qui finalement se révèlent être des gens très sympathiques, qui m'intègrent vraiment vite à leur bande au point de m'appeler Gab en moins de deux minutes....J'avais oublié ce monde de junkies de piste de danse dans lequel j'ai tellement été inclus à l'adolescence.
Finalement on arrive au fameux Cherry, c'est dans le Vieux-Montréal, l'endroit exact je ne saurais le dire mais c'est sur Saint-André. On arrive là, et ma première impression en est une de surprise: on entre dans le club par une porte de bois qui mène dans un sous-sol et il faut débourser 10$ pour entrer. On entre et l'alcool est très cher, 7$ la bière, pas de pintes pas de pichets.
Puis je me rends compte du CROWD. Bon, il y en a plein de déguisés bien sûr, mais tout le monde est souriant. Je me fais tout naturellement aborder par Sophie:
''Ah toi aussi tu es déguisé en...??? Moi c'est en Sophie!''. Pis remarquez, pas de grosse drague là, on trinque pis on repart chacun de notre côté. :e bar est fait avec des niches sur les côtés très intimes (pour quand tu veux la paix) puis une grande piste de danse jamais trop pleine, et toujours pleine de gens qui sourient et DANSENT VRAIMENT. Et qui se mélangent. En plus il y a autant d'anglophones que de francophones, et le monde est en général beau. C'est un bar dans lequel je n'irai pas trop souvent parce que çà coûte trop cher, mais c'est peuplé de jeunes relax, moyenne 25 ans. Et c'est fly, le crowd se sent bien. La musique est bonne, c'est du House progressif, un peu tribal, le genre de musique qui reste toujours smooth mais finit par te projeter partout dans un foisonnement de rythmes avec lequel tu te fabriques une danse, que tu partage allègrement en tendant la main au gens (au moins le quart la saisissent et dansent avec toi du premier coup! C'est ÇÀ qui a fait ce club dans ma tête)
En moment donné, je me laisse aller à me payer UN double Jack And Coke, pis après je me laisse aller à suivre les rythmes du Deep House que je retrouve comme un vieux gilets chaud et confortable dont on ne se souvenait plus l'existence.
Des fois je suis tellement heureux que je fais des grimaces aux filles et une va jusqu'à m'embrasser sur la joue!
Je suis revenu chez moi VRAIMENT saoûl mais VRAIMENT content de mon halloween improvisé. Parfois je trouve que ma vie manque de légèreté, ben lè je me suis fullé la tête d'hélium il n'y a pas à dire!
samedi 27 octobre 2007
MONTREAL BATTLE OF VERDUN 1916 (Breakdown Part4)
ET TARARTATATATTTTTTT Gauche, droite, gauche, droite. LABONTÉ DANS LES TRANCHÉES.
ce cher Labonté, que nous aimons aimer détester, ne fais pas de grosses vagues ces temps-ci. En effet, il se trouve dans la même situation que ces chers Allemands en 1916 a Verdun. Après avoir de façon confiante, arrogante et stupide annoncé une chaîne de démissions et une rupture du front Tremblay, il semblerait que ce front n'aie reçu qu'une ''poque'' et que Labonté rie a la japonaise avec ses 2 conseillers renégats et son arrondissement qui s'affirme triangulaire. Les journaux se font discrets sur le dossier, relayant de temps a autres une déclaration acerbe du rebelle municipal local. En effet, il semble qu'il ne puisse faire que des déclarations et paralyser son propre territoire en multipliant les chantiers étranges et perturbants a Ville-Marie. Peut-être espère-t-il que la confusion régnant dans la population au sujet de la structure de gestion hétéroclite de Montréal fasse retomber la faute sur le maire Tremblay. En effet, les rues bloquées pour réparer 3 mètres de bitume se multiplient dans ce secteur: Maisonneuve aujourd'hui, Berri hier, St-Denis dimanche, St-Laurent depuis Noé, Sherbrooke depuis que la rue s'est effondrée sur la canalisation, même Ste-catherine a vu sa circulation ralentie la semaine dernière. Il est facile de voir l'étendue des travaux: montréalais, je vous invite a aller voir a l'entrée du métro Berri, sortie St-Denis. Sachez qu'ils ont paralysé la circulation pendant 48 heures pour le résultat que vous constaterez vous-même. Je fus témoin oculaire d'une partie des travaux ce matin en sortant du ''travail'': sachez qu'un total de 8 hommes (visibles) étaient présents pour effectuer ce travail vital. Il y avait du trafic en ce SAMDI MATIN 7 HEURES 30 SUR MAISONNEUVE.
Labonté, BAISSE LES BRAS TU NUIIIIIIIIIIIIIIIIISSSSSS
Je reconnais a sa décharge la nécessité des chantiers Sherbrooke et St-Laurent: la ville risque de s'effondrer sinon! Mais cela semble traînnnneeeerrrr en loooooonnngueuuuuurrr haha
ce cher Labonté, que nous aimons aimer détester, ne fais pas de grosses vagues ces temps-ci. En effet, il se trouve dans la même situation que ces chers Allemands en 1916 a Verdun. Après avoir de façon confiante, arrogante et stupide annoncé une chaîne de démissions et une rupture du front Tremblay, il semblerait que ce front n'aie reçu qu'une ''poque'' et que Labonté rie a la japonaise avec ses 2 conseillers renégats et son arrondissement qui s'affirme triangulaire. Les journaux se font discrets sur le dossier, relayant de temps a autres une déclaration acerbe du rebelle municipal local. En effet, il semble qu'il ne puisse faire que des déclarations et paralyser son propre territoire en multipliant les chantiers étranges et perturbants a Ville-Marie. Peut-être espère-t-il que la confusion régnant dans la population au sujet de la structure de gestion hétéroclite de Montréal fasse retomber la faute sur le maire Tremblay. En effet, les rues bloquées pour réparer 3 mètres de bitume se multiplient dans ce secteur: Maisonneuve aujourd'hui, Berri hier, St-Denis dimanche, St-Laurent depuis Noé, Sherbrooke depuis que la rue s'est effondrée sur la canalisation, même Ste-catherine a vu sa circulation ralentie la semaine dernière. Il est facile de voir l'étendue des travaux: montréalais, je vous invite a aller voir a l'entrée du métro Berri, sortie St-Denis. Sachez qu'ils ont paralysé la circulation pendant 48 heures pour le résultat que vous constaterez vous-même. Je fus témoin oculaire d'une partie des travaux ce matin en sortant du ''travail'': sachez qu'un total de 8 hommes (visibles) étaient présents pour effectuer ce travail vital. Il y avait du trafic en ce SAMDI MATIN 7 HEURES 30 SUR MAISONNEUVE.
Labonté, BAISSE LES BRAS TU NUIIIIIIIIIIIIIIIIISSSSSS
Je reconnais a sa décharge la nécessité des chantiers Sherbrooke et St-Laurent: la ville risque de s'effondrer sinon! Mais cela semble traînnnneeeerrrr en loooooonnngueuuuuurrr haha
Un Québec multiculturel?
From Donnaconna décolle en trombe une voiture avec a son bord un mécréant de Saint-Marc-Des-Carrières qui se dépêche d'aller a Saint-Marc-Des-Carrières ou selon lui le ballon a plus de chance d'attraper un oiseau (??? vous dites-vous), il le balance de l'autre bord du ''fossettt'' dans la bretelle la ou il est immédiatement récupéré par un millionnaire québécois cloneur de maisons détenteur d'une machine a scanner en mouvement qui file a 180 kilomètres-heures vers Saint-Eustache car il est aussi pilote de course et il a l'intention de gagner cette course, aussi.
A la sortie 197, lance le ballon tournoyant récupéré par un ancien pouceux devenu père de famille en transit entre sa blonde qu'il vient de laisser a l'école et ses enfants apparus subitement dans une autre école. Il récupère le ballon par nostalgie d'une ancienne vie, s'en débarasse aussitôt dans une zone de travaux, sur la 15 direction Laval.
Le ballon semble bloqué mais un anglophone crinqué très pressé d'arriver a son bureau au son d'AC-DC ouvre une brèche le récupère et le jette en direction Montréal en plein milieu d'une phrase, la porte ne se referme même pas qu'il atterrit en pleine famille de réfugiés irakiens roulant en vieille voiture. Ils calent le ballon en arrière entre un ado et un enfant. Tout le monde parle arabe, quelques-uns anglais, les autres français partage des tâches! Tout émerveillés que la police ''never asks where we're going'', lancent le ballon avec poignée de main dans le réseau ST'. atterrit chez une québécoise algérienne, croque un sourire, avale une odeur, saute chez une doctorante, rebond sur le bord du panier, roule jusqu'a un ex-champion de bowling russe aux tours de magie avec les cartes, ricoche sur un Noir appréciant la musique créole aux amis Israéliens, frappe une jeune lavalloise guatémaltèque, est lancé de la ligne des 3 points par une Vénézuélienne, mauvais rebond!!!!!! RATTRAPÉ PAR UNE FRANÇAISE IL ATTERRRRRRRIT DANS LE PANIER!!!!
Victoire quelle journée, je vais me coucher! Vive le pouce et chill out commision Bouchard-taylor!
A la sortie 197, lance le ballon tournoyant récupéré par un ancien pouceux devenu père de famille en transit entre sa blonde qu'il vient de laisser a l'école et ses enfants apparus subitement dans une autre école. Il récupère le ballon par nostalgie d'une ancienne vie, s'en débarasse aussitôt dans une zone de travaux, sur la 15 direction Laval.
Le ballon semble bloqué mais un anglophone crinqué très pressé d'arriver a son bureau au son d'AC-DC ouvre une brèche le récupère et le jette en direction Montréal en plein milieu d'une phrase, la porte ne se referme même pas qu'il atterrit en pleine famille de réfugiés irakiens roulant en vieille voiture. Ils calent le ballon en arrière entre un ado et un enfant. Tout le monde parle arabe, quelques-uns anglais, les autres français partage des tâches! Tout émerveillés que la police ''never asks where we're going'', lancent le ballon avec poignée de main dans le réseau ST'. atterrit chez une québécoise algérienne, croque un sourire, avale une odeur, saute chez une doctorante, rebond sur le bord du panier, roule jusqu'a un ex-champion de bowling russe aux tours de magie avec les cartes, ricoche sur un Noir appréciant la musique créole aux amis Israéliens, frappe une jeune lavalloise guatémaltèque, est lancé de la ligne des 3 points par une Vénézuélienne, mauvais rebond!!!!!! RATTRAPÉ PAR UNE FRANÇAISE IL ATTERRRRRRRIT DANS LE PANIER!!!!
Victoire quelle journée, je vais me coucher! Vive le pouce et chill out commision Bouchard-taylor!
vendredi 19 octobre 2007
Best of both worlds
Bon, je fais encore ce satané shift de nuit au Presse Café. You know, j'ai aussi des clients sensas très enrichissants qui me manquaient un peu dans ma vie sociale, comme ce vieux routard des années '70 avec qui je fume un ''perfect, smooth hasch'' a 4h sur le bord du restaurant et qui a toujours une anecdote géniale a me raconter.
Ben, un ex-homme de main pour les motards de 65 ans qui rôde dans le secteur et qui a une toute autre gamme d'anecdotes thrillantes a partager (I told him to stop and he laughed so...I broke his fucking nose on the spot what was I supposed to do? ''rires gras'').
Et toujours ces merveilleuses aventures avec ces gens impossibles qui apparaissent vers 1h30 du matin. J'ai d'ailleurs une théorie: ce sont des extraterrestres pas tout a fait bien déguisés en humains, je vole une réplique a un sympathique individu nommé Toto: ''Écoute, c'est pas au point ton truc, on voit tes tentacules qui dépassent!''. J'en aurai de quoi captiver toute la famille durant tout le party de Noel, gloire a moi.
Mais donc, je me suis renégocié mes conditions de travail, alors il ne fait plus aussi mal d'effectuer le travail multitâches de garçon de café, policier honoraire, intervenant en santé mentale et portier, 2 nuits par semaine. J'ai pris les plus sociologiquement riches, vendredi et samedi.
Donc, samedi dernier, je rentre avec la petite nouvelle, magda, de 19 ans, lavalloise-guatémaltèque émérite. Tout est tranquille, je suis un peu déçu, jusqu'a 3h30, et la ça explose.
Un jeune junkie entre, très connu de mes services d'alerte préliminaires, et se dirige au comptoir pour demander un verre d'eau a Magda alors que je fume une cigarette. Tout semble bien se dérouler jusqu'a ce qu'il soit suivi a l'intérieur par un type a l'air on ne peut plus ''banlieue''. Ce mec, appelons le ''Banlieue'', semble dans un état d'agitation boullonnate et accroche ''Junkie'' au comptoir et se met a lui parler a distance de baiser passionné.
Sentant le trouble venir, j'entre alors juste au moment ou ''Banlieue'' attrape ''Junkie'' par le collet et menace de finir sa misérable existence dans les secondes a venir si ''Junkie'' ne lui rend pas les 20$ qu'il vient de lui voler.
Je m'interpose alors dans la discussion, car ''Banlieue'' ne semble pas au courant des risques encourus a agresser brutalement ''Junkie''. ''Banlieue'' me prend a témoin, ainsi que ''Junkie'', afin que je juge l'affaire.
Alors que mon but ultime était de les envoyer se crêper le chignon ailleurs, je me retrouve dans le rôle de gardien de l'ordre et juge d'instruction ainsi que jury d'un procès opposant deux univers aux antipodes l'un de l'autre.
Tout d'abord, étant incapable de calmer ''banlieue'' qui ne cesse d'invectiver et de menacer ''Junkie'', qui reste dangereusement calme et porte toujours la main a son veston pour ensuite la retirer, je sépare les deux partis et Magda contacte les policiers (qui arriveront bien sûr au moins 20 minutes après la fin de l'affaire, nous sommes a Montréal ne l'oublions pas). ''Banlieue plaidera sa cause de l'extérieur du café, et ''Junkie'' sera relégué près des toilettes pour ainsi éviter de stimuler la colère juvénile de ''Banlieue'' par sa présence dans son champ visuel.
''Junkie'' m'affirme avoir vendu du weed a ''Banlieue'', et me dit ne pas s'expliquer la réaction de celui-ci. Je lui fait part de mes doutes sur cette version impliquant un soudain breakdown nerveux et des hallucinations de la part de ''Banlieue''.
''banlieue'' me montre un pot de persil remis par ''Junkie'' et affirme que ce dernier lui a vendu cette épice pour 20$ en lui disant de la fumer. Sur ce, il faut encore une fois que je le retienne d'entrer pour frapper ''Junkie''.
De retour a l'intérieur avec la pièce a conviction A (''pot de persil''), je confronte ''Junkie'' qui m'avoue avoir vendu le pot de persil mais affirme ne plus avoir le 20$. Je lui demande s'il voit un inconvénient a me montrer le contenu de ses poches. Je me suis dit que si je le trouvais, la situation se démêlerait a l'avantage de ''Banlieue'' mais que probablement ''Junkie'' l'avait bien caché. Alors je vérifie ses poches extérieures, intérieures, l'intérieur de ses bas et souliers ainsi que le contenu de son portefeuille et de ses deux sacs en entier, qu'il me laisse fouiller de bonne grâce (oui oui ça fait partie de mon travail au Presse Café). Je ne trouve rien (il l'a sûrement dans les boxers, mais je laisse aller quand même faut pas trop pousser).
Le point est que dans la poche intérieure de son veston, avec les seringues se trouve un cran d'arrêt, lame sortie, ce qui signifie que j'avais vu juste et qu'au début de l'altercation ''Junkie'' se préparait a se défendre radicalement si ''banlieue'' le frappait. J'ai quand même eu un frisson a cette idée d'attaque au couteau random, telle qu'on les lit non-stop dans les journaux.
N'ayant rien trouvé, je suis ressorti pour annoncer a ''banlieue'' qu'il s'était fait avoir et que comme la police allait arriver d'ici 48 heures il ferait mieux de se trouver un numéro de livraison et d'arrêter d'acheter de la drogue a n'importe qui près du square Berri. Parce que ''Junkie'' serait amplement en mesure de prouver que ''Banlieue'' l'avait menacé de mort et de violence alors que ''Banlieue'' ne serait en mesure de prouver strictement rien et même aurait l,air plutôt louche, car pourquoi donc aurait-il donné 20$ a ''Junkie''?
Sur ce, ils partent, je rentre, je félicite ''Junkie'' pour son hustling magistral de 20$, il part, et je retourne a mon frigo a muffins. la police arrive en moment donné vers 4h30, et j'ai pu leur faire remarquer en bon citoyen leur fucking lenteur et merde si il y avait eu des coups de couteau sacrement?
Mais quand même, rétrospectivement, je suis bien content d'être intervenu intelligemment, sans violence ni brusquerie. Peut-être que ça n'aurait jamais dégénéré, mais la, au moins, ça n'a pas dégénéré du tout. Ah la la, my life my life! Moi je considère qu'il faut intervenir dans la vie quand on voit les choses arriver, il faut s'impliquer quand même, c'est important, mais pas n'importe comment: j'ai commis quelques erreurs dans le domaine dans le passé, mais la, je suis bien fier de moi.
Bientôt, dans la section ''Anecdotes Montréalaises'', comment j'ai décidé de consacrer ma vie a l'écriture! Car oui j'ai maintenant un ''objectif''! héhé
Ben, un ex-homme de main pour les motards de 65 ans qui rôde dans le secteur et qui a une toute autre gamme d'anecdotes thrillantes a partager (I told him to stop and he laughed so...I broke his fucking nose on the spot what was I supposed to do? ''rires gras'').
Et toujours ces merveilleuses aventures avec ces gens impossibles qui apparaissent vers 1h30 du matin. J'ai d'ailleurs une théorie: ce sont des extraterrestres pas tout a fait bien déguisés en humains, je vole une réplique a un sympathique individu nommé Toto: ''Écoute, c'est pas au point ton truc, on voit tes tentacules qui dépassent!''. J'en aurai de quoi captiver toute la famille durant tout le party de Noel, gloire a moi.
Mais donc, je me suis renégocié mes conditions de travail, alors il ne fait plus aussi mal d'effectuer le travail multitâches de garçon de café, policier honoraire, intervenant en santé mentale et portier, 2 nuits par semaine. J'ai pris les plus sociologiquement riches, vendredi et samedi.
Donc, samedi dernier, je rentre avec la petite nouvelle, magda, de 19 ans, lavalloise-guatémaltèque émérite. Tout est tranquille, je suis un peu déçu, jusqu'a 3h30, et la ça explose.
Un jeune junkie entre, très connu de mes services d'alerte préliminaires, et se dirige au comptoir pour demander un verre d'eau a Magda alors que je fume une cigarette. Tout semble bien se dérouler jusqu'a ce qu'il soit suivi a l'intérieur par un type a l'air on ne peut plus ''banlieue''. Ce mec, appelons le ''Banlieue'', semble dans un état d'agitation boullonnate et accroche ''Junkie'' au comptoir et se met a lui parler a distance de baiser passionné.
Sentant le trouble venir, j'entre alors juste au moment ou ''Banlieue'' attrape ''Junkie'' par le collet et menace de finir sa misérable existence dans les secondes a venir si ''Junkie'' ne lui rend pas les 20$ qu'il vient de lui voler.
Je m'interpose alors dans la discussion, car ''Banlieue'' ne semble pas au courant des risques encourus a agresser brutalement ''Junkie''. ''Banlieue'' me prend a témoin, ainsi que ''Junkie'', afin que je juge l'affaire.
Alors que mon but ultime était de les envoyer se crêper le chignon ailleurs, je me retrouve dans le rôle de gardien de l'ordre et juge d'instruction ainsi que jury d'un procès opposant deux univers aux antipodes l'un de l'autre.
Tout d'abord, étant incapable de calmer ''banlieue'' qui ne cesse d'invectiver et de menacer ''Junkie'', qui reste dangereusement calme et porte toujours la main a son veston pour ensuite la retirer, je sépare les deux partis et Magda contacte les policiers (qui arriveront bien sûr au moins 20 minutes après la fin de l'affaire, nous sommes a Montréal ne l'oublions pas). ''Banlieue plaidera sa cause de l'extérieur du café, et ''Junkie'' sera relégué près des toilettes pour ainsi éviter de stimuler la colère juvénile de ''Banlieue'' par sa présence dans son champ visuel.
''Junkie'' m'affirme avoir vendu du weed a ''Banlieue'', et me dit ne pas s'expliquer la réaction de celui-ci. Je lui fait part de mes doutes sur cette version impliquant un soudain breakdown nerveux et des hallucinations de la part de ''Banlieue''.
''banlieue'' me montre un pot de persil remis par ''Junkie'' et affirme que ce dernier lui a vendu cette épice pour 20$ en lui disant de la fumer. Sur ce, il faut encore une fois que je le retienne d'entrer pour frapper ''Junkie''.
De retour a l'intérieur avec la pièce a conviction A (''pot de persil''), je confronte ''Junkie'' qui m'avoue avoir vendu le pot de persil mais affirme ne plus avoir le 20$. Je lui demande s'il voit un inconvénient a me montrer le contenu de ses poches. Je me suis dit que si je le trouvais, la situation se démêlerait a l'avantage de ''Banlieue'' mais que probablement ''Junkie'' l'avait bien caché. Alors je vérifie ses poches extérieures, intérieures, l'intérieur de ses bas et souliers ainsi que le contenu de son portefeuille et de ses deux sacs en entier, qu'il me laisse fouiller de bonne grâce (oui oui ça fait partie de mon travail au Presse Café). Je ne trouve rien (il l'a sûrement dans les boxers, mais je laisse aller quand même faut pas trop pousser).
Le point est que dans la poche intérieure de son veston, avec les seringues se trouve un cran d'arrêt, lame sortie, ce qui signifie que j'avais vu juste et qu'au début de l'altercation ''Junkie'' se préparait a se défendre radicalement si ''banlieue'' le frappait. J'ai quand même eu un frisson a cette idée d'attaque au couteau random, telle qu'on les lit non-stop dans les journaux.
N'ayant rien trouvé, je suis ressorti pour annoncer a ''banlieue'' qu'il s'était fait avoir et que comme la police allait arriver d'ici 48 heures il ferait mieux de se trouver un numéro de livraison et d'arrêter d'acheter de la drogue a n'importe qui près du square Berri. Parce que ''Junkie'' serait amplement en mesure de prouver que ''Banlieue'' l'avait menacé de mort et de violence alors que ''Banlieue'' ne serait en mesure de prouver strictement rien et même aurait l,air plutôt louche, car pourquoi donc aurait-il donné 20$ a ''Junkie''?
Sur ce, ils partent, je rentre, je félicite ''Junkie'' pour son hustling magistral de 20$, il part, et je retourne a mon frigo a muffins. la police arrive en moment donné vers 4h30, et j'ai pu leur faire remarquer en bon citoyen leur fucking lenteur et merde si il y avait eu des coups de couteau sacrement?
Mais quand même, rétrospectivement, je suis bien content d'être intervenu intelligemment, sans violence ni brusquerie. Peut-être que ça n'aurait jamais dégénéré, mais la, au moins, ça n'a pas dégénéré du tout. Ah la la, my life my life! Moi je considère qu'il faut intervenir dans la vie quand on voit les choses arriver, il faut s'impliquer quand même, c'est important, mais pas n'importe comment: j'ai commis quelques erreurs dans le domaine dans le passé, mais la, je suis bien fier de moi.
Bientôt, dans la section ''Anecdotes Montréalaises'', comment j'ai décidé de consacrer ma vie a l'écriture! Car oui j'ai maintenant un ''objectif''! héhé
lundi 1 octobre 2007
Montreal Street War! (Breakdown Part3)
Épisode 3 de notre saga dans les hautes sphères de la métropole québécoise: COUP DE THÉÂTRE, le maire Tremblay ne nomme strictement personne pour remplacer Labonté au consil exécutif. Mieux, il se nomme lui-même et reprend à son compte TOUS les dossiers de son ex bras-droit devenu sa némésis (la Ville émettra bientôt de nouveaux jeux de darts à l'effigie de ce bon Labonté au regard qui sourcille ces jours-ci).
Ce qui signifie que le fameux dossier de la Culture et du Quartier des Spectacles qui traîne depuis les défusions sont maintenant des priorités quotidiennes pour le maire de la ville, et disons qu'on peut d'ici prévoir une accélération fulgurante du règlement desdits dossiers...ce qui risque de faire passer Labonté pour un sale incompétent.
D'ailleurs, clui-ci rétorque...''Excellent! Maintenant que le maire s'occupe lui-même de ces dossiers, ils ont la priorité qu'ils méritent!''...Cela me fait penser au claquement sec d'un fusil sans munitions...le visage hébété (et joufflu de Labonté) regarde d'un air effaré (et absent) le canon vide à l'unique goutelette de son fusil à eau...il voit en une fraction de seconde sa vie défiler...naissance, pablum, l'élection, la sécession, la route vers la gloire montréalaise la plus...inexistante...et plouf, vlà l'bon maire Tremblay avec sa hossseeeeee!!! SPLASSSHHHH HAHAHAHAHHAAH
Maire:1 Labonté:0
YEAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH GO MAIRE TREMBLAY
Ce qui signifie que le fameux dossier de la Culture et du Quartier des Spectacles qui traîne depuis les défusions sont maintenant des priorités quotidiennes pour le maire de la ville, et disons qu'on peut d'ici prévoir une accélération fulgurante du règlement desdits dossiers...ce qui risque de faire passer Labonté pour un sale incompétent.
D'ailleurs, clui-ci rétorque...''Excellent! Maintenant que le maire s'occupe lui-même de ces dossiers, ils ont la priorité qu'ils méritent!''...Cela me fait penser au claquement sec d'un fusil sans munitions...le visage hébété (et joufflu de Labonté) regarde d'un air effaré (et absent) le canon vide à l'unique goutelette de son fusil à eau...il voit en une fraction de seconde sa vie défiler...naissance, pablum, l'élection, la sécession, la route vers la gloire montréalaise la plus...inexistante...et plouf, vlà l'bon maire Tremblay avec sa hossseeeeee!!! SPLASSSHHHH HAHAHAHAHHAAH
Maire:1 Labonté:0
YEAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH GO MAIRE TREMBLAY
mercredi 26 septembre 2007
Ben L'Africain
L'autre jour, ma mère a connu de grave problèmes de santé et ce fut un de ces moments ésotériques dans lesquels la personne se forme, s'ajoute ou se retire des caractéristiques, se prouve qu'il vaut la peine (ou pas) de s' appeler un homme, bref, un moment important. J'ai donc été paralysé pendant une dizaine de secondes au téléphone et j'ai embarqué ensuite dans une croisade pure et simple pour que les mauvais traitements adressés à ma mère cessent immédiatement.
J'ai donc appelé sur-le-champ au travail pour décommander mon shift histoire de régler au plus vite les affaires courantes, laisser le reste en suspens et me jeter à QC par le premier moyen venu, accroché en arrière d'un train pris en considération, mais écarté rapidement tout de même (trop cimématographique, je me rend juste aux trucks de lait du matin , inside inside, normal que vous compreniez pas. Ok ok j'aurais pas dû poster un inside icitte, mais je m'en sacre, lol passons donc à la suite). Or j'ai parlé à la fille du soir, pour lui annoncer de but en blanc que je rentrais pas parce que je me flexais à QC pis gros point à la ligne juste à dire à Yvan de m'appeler quand il allait arriver, de toute façon il était avec le nouveau so pas de fuck. On raccroche, pis çà zone quelque part au fond d' une poubelle mentale ou whatever, la job peut ben faire de la combustion spontanée, rien à battre.
So je me mets à faire des emails à mes profs pour expliquer mes absences et essayer de trouver des terrain d'entente, vu que je le sais pas quand je reviens... Arrive 4h du matin, je suis en pleine efferfescence, comme doit être tout croisé au moment du départ, et ma cousine et plusieurs potes et potesses reviennent du Diable Vert et m'annoncent qu'ils ont été au resse Café et que le nouveau est...tout seul. Je l'appelle et il confirme, mais il me dit ''çà va full bien''
urgh, because I know that it's impossible
Alors la job viens me regosser dans ma tête car il faut que je me tape toutes mes responsabilités straight up, alors je lui dit que je vais venir avant de foutre le camp à QC mais pas avant 5h30.
Vous vous demandez sûrement quand ce famaux Ben l'Africain entre en ligne de compte right? À moins que vous ne l'ayez carrément oublié dans mes explications détaillées...car tout ce qui précède n'est qu'une mise en scène pour un moment purement génial.
J'arrive à la job à 6h30 en même temps que la boss qui me demande why the fuck aucun des deux employés est rentré juste le nouveau. Je lui explique et je lui dis que je suis venu clearer la bouette avant de me flexer, et elle me dit commence par la moppe alors je la prend et je commence à la passer dans la section clients, et là je tombe en présence de Ben l'Africain...
ICC'est un noir de 60 ans habillé vraiment n'importe comment...quand je passe la moppe à côté il me lâche: ''Le chef du village awiwe ou qoua???'' et il rit tellement fort que j'éclate de rire aussi même si je n'ai strictement rien compris: Ben l'Africain est contagieux...
Il me dit alors: ''je viens du Congo moi, je suis Afwicain! Allez nettoie nettoie il faut que ce soit pwopwe pwopwe''. Je comprend alors sa référence au chef de village: il m'a gentiment intégré dans son trip congolais, ma face lui revenais faut croire...Je lui dit qu'il est sympatique, si il était pas si noir, il serait devenu écarlate de joie. Et il ne se peut PLUS de rire et c'est même pas played out c'est sincère, merde quel cadeau ce type!
...tout au long de ma moppe, il oscille entre deux humeurs: une joie démesurée et aussi sincère que celle d'un enfant et une compulsion gossante à se faires servir rapidement et parfaitement, qui vient (selon moi) du fait qu'il doit craindre le racisme comme la peste et assimile tout retard dans son service à du racisme en puissance. D'ailleurs il a décidé qu'il n'aimait pas ma patronne et le lui dit très candidement, ''toi tu me sews pas bien je veux pas toi, alors TOI (il pointe le gars des déjeuners qui n'a rien à voir avec çà), j'ai demandé un vewe d' eau moi!''
et il retourne s'asseoir et n'arrête plus de rire à tue-tête dans le restaurant, je repasse à côté et il est totalement émerveillé devant le clavier sur mon cellulaire, mais il ne comprend pas à quoi çà sert pantoute, même si je lui explique, alors je lui prête et il m'écrit son nom avec les lettres: Ben l'Africain. Je lui ai demandé si je pouvais parler de lui dans mon blog
''C'est quoi un blogwe?
-Sur Internet.
...visage hébété...
-Ne vous inquiétez pas, Ben l'Africain. Ce ne sera que des bonnes vibrations! Juste du bien comme vous!''
À ces mots il sourit très largement et me donne son accord avec enthousiasme, bien qu'il ne sache strictement pas à quoi.
Ah c'est vrai, vu qu'il venait du Congo-Kinsasha, je lui ai mentionné Mobutu. Sachez que c'était, ''un connard'' et qu'il faut pas parler de lui ni en bien ni en mal, sinon son esprit pourrait posséder un autre corps.
Vraiment génial. Imaginez si j'avais pensé à le photographier avec mon cellulaire il aurait crié au miracle, ah tant pis 'nyway j'en ai eu en masse du bon vibe avec ce type probablement perdu à MTL à cause de la guerre civile qui ne finira jamais au Congo on dirait...un ange carrément.
C'est drôle il énervait tout le monde sauf moi à peu près dans le café!
J'ai donc appelé sur-le-champ au travail pour décommander mon shift histoire de régler au plus vite les affaires courantes, laisser le reste en suspens et me jeter à QC par le premier moyen venu, accroché en arrière d'un train pris en considération, mais écarté rapidement tout de même (trop cimématographique, je me rend juste aux trucks de lait du matin , inside inside, normal que vous compreniez pas. Ok ok j'aurais pas dû poster un inside icitte, mais je m'en sacre, lol passons donc à la suite). Or j'ai parlé à la fille du soir, pour lui annoncer de but en blanc que je rentrais pas parce que je me flexais à QC pis gros point à la ligne juste à dire à Yvan de m'appeler quand il allait arriver, de toute façon il était avec le nouveau so pas de fuck. On raccroche, pis çà zone quelque part au fond d' une poubelle mentale ou whatever, la job peut ben faire de la combustion spontanée, rien à battre.
So je me mets à faire des emails à mes profs pour expliquer mes absences et essayer de trouver des terrain d'entente, vu que je le sais pas quand je reviens... Arrive 4h du matin, je suis en pleine efferfescence, comme doit être tout croisé au moment du départ, et ma cousine et plusieurs potes et potesses reviennent du Diable Vert et m'annoncent qu'ils ont été au resse Café et que le nouveau est...tout seul. Je l'appelle et il confirme, mais il me dit ''çà va full bien''
urgh, because I know that it's impossible
Alors la job viens me regosser dans ma tête car il faut que je me tape toutes mes responsabilités straight up, alors je lui dit que je vais venir avant de foutre le camp à QC mais pas avant 5h30.
Vous vous demandez sûrement quand ce famaux Ben l'Africain entre en ligne de compte right? À moins que vous ne l'ayez carrément oublié dans mes explications détaillées...car tout ce qui précède n'est qu'une mise en scène pour un moment purement génial.
J'arrive à la job à 6h30 en même temps que la boss qui me demande why the fuck aucun des deux employés est rentré juste le nouveau. Je lui explique et je lui dis que je suis venu clearer la bouette avant de me flexer, et elle me dit commence par la moppe alors je la prend et je commence à la passer dans la section clients, et là je tombe en présence de Ben l'Africain...
ICC'est un noir de 60 ans habillé vraiment n'importe comment...quand je passe la moppe à côté il me lâche: ''Le chef du village awiwe ou qoua???'' et il rit tellement fort que j'éclate de rire aussi même si je n'ai strictement rien compris: Ben l'Africain est contagieux...
Il me dit alors: ''je viens du Congo moi, je suis Afwicain! Allez nettoie nettoie il faut que ce soit pwopwe pwopwe''. Je comprend alors sa référence au chef de village: il m'a gentiment intégré dans son trip congolais, ma face lui revenais faut croire...Je lui dit qu'il est sympatique, si il était pas si noir, il serait devenu écarlate de joie. Et il ne se peut PLUS de rire et c'est même pas played out c'est sincère, merde quel cadeau ce type!
...tout au long de ma moppe, il oscille entre deux humeurs: une joie démesurée et aussi sincère que celle d'un enfant et une compulsion gossante à se faires servir rapidement et parfaitement, qui vient (selon moi) du fait qu'il doit craindre le racisme comme la peste et assimile tout retard dans son service à du racisme en puissance. D'ailleurs il a décidé qu'il n'aimait pas ma patronne et le lui dit très candidement, ''toi tu me sews pas bien je veux pas toi, alors TOI (il pointe le gars des déjeuners qui n'a rien à voir avec çà), j'ai demandé un vewe d' eau moi!''
et il retourne s'asseoir et n'arrête plus de rire à tue-tête dans le restaurant, je repasse à côté et il est totalement émerveillé devant le clavier sur mon cellulaire, mais il ne comprend pas à quoi çà sert pantoute, même si je lui explique, alors je lui prête et il m'écrit son nom avec les lettres: Ben l'Africain. Je lui ai demandé si je pouvais parler de lui dans mon blog
''C'est quoi un blogwe?
-Sur Internet.
...visage hébété...
-Ne vous inquiétez pas, Ben l'Africain. Ce ne sera que des bonnes vibrations! Juste du bien comme vous!''
À ces mots il sourit très largement et me donne son accord avec enthousiasme, bien qu'il ne sache strictement pas à quoi.
Ah c'est vrai, vu qu'il venait du Congo-Kinsasha, je lui ai mentionné Mobutu. Sachez que c'était, ''un connard'' et qu'il faut pas parler de lui ni en bien ni en mal, sinon son esprit pourrait posséder un autre corps.
Vraiment génial. Imaginez si j'avais pensé à le photographier avec mon cellulaire il aurait crié au miracle, ah tant pis 'nyway j'en ai eu en masse du bon vibe avec ce type probablement perdu à MTL à cause de la guerre civile qui ne finira jamais au Congo on dirait...un ange carrément.
C'est drôle il énervait tout le monde sauf moi à peu près dans le café!
samedi 22 septembre 2007
Montreal Rock City (Breakdown Part2)
La saga Labonté se poursuit. Hier La Presse rapportait qu'il essayait de marauder d'autres députés investis de tâches capitales au sein même du parti Union Montréal. Réponse de labonté à cette accusation de maraudage: ''Je ne suis pas en mode marécage''.
Plusieurs députés on rapporté avoir reçu des coups de téléphones du groupe de Labonté (devrais-je dire la tumeur?), et une en particulier dont le nom malheureusement m'échappe, avait même reçu un ultimatum: elle l'a laissé savoir en réitérant sa confiance au maire Tremblay qui semble ma foi plutôt déstabilisé par la situation (aucun remplaçant à Labonté ne semble près d'être nommé...et çà ne semble pas changer granch' à la gestion de la ville).
Labonté promet que des défections en chaînes auront lieu dans les prochaines semaines et il semble qu'il n'approche uniquement que ses potes dans le parti (un autre député au nom imprononçable a affirmé n'avoir reçu aucun appel, alors qu'il occupe des fonctions centrales avec compétence -c'est le seul semble-t-il- et il s'adonne qu'il s'est chicané avec Labonté le mois dernier). C'est la guéguerre à Montréal, qui risque la paralysie ou l'absurdité ridicule dans certains secteurs en raison de cette prise de tête de deux coqs sans envergure...2.5 millions de personnes retiennent leur souffle, les paris sont ouverts...
GOOOOOOOOOO MAIRE TREMBLAY (fallait que je prenne position...j'vais à L'UQAM!)
On règle çà, combat extrême avec armes médiévales dimanche à midi en plein soleil place des Arts
Plusieurs députés on rapporté avoir reçu des coups de téléphones du groupe de Labonté (devrais-je dire la tumeur?), et une en particulier dont le nom malheureusement m'échappe, avait même reçu un ultimatum: elle l'a laissé savoir en réitérant sa confiance au maire Tremblay qui semble ma foi plutôt déstabilisé par la situation (aucun remplaçant à Labonté ne semble près d'être nommé...et çà ne semble pas changer granch' à la gestion de la ville).
Labonté promet que des défections en chaînes auront lieu dans les prochaines semaines et il semble qu'il n'approche uniquement que ses potes dans le parti (un autre député au nom imprononçable a affirmé n'avoir reçu aucun appel, alors qu'il occupe des fonctions centrales avec compétence -c'est le seul semble-t-il- et il s'adonne qu'il s'est chicané avec Labonté le mois dernier). C'est la guéguerre à Montréal, qui risque la paralysie ou l'absurdité ridicule dans certains secteurs en raison de cette prise de tête de deux coqs sans envergure...2.5 millions de personnes retiennent leur souffle, les paris sont ouverts...
GOOOOOOOOOO MAIRE TREMBLAY (fallait que je prenne position...j'vais à L'UQAM!)
On règle çà, combat extrême avec armes médiévales dimanche à midi en plein soleil place des Arts
mardi 18 septembre 2007
Breakdown Montréalais!!!! Aux Abris!!!!
Et voilà. Montréal se désagrège. Des factions au sein du bureau du maire (il est caché derrière le Conseil Métropolitain, à gauche du conseil d'administration de l'Arrondissement Ville-Marie, tout près du Secrétariat Métropolitain De Décision Sujette À Caution) ont fait sécession (euh...et oui, la politique municipale, c'est vraiment quelque chose à Montréal). Un certain Benoît Labonté, membre du parti Union Montréal (HAHAHHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA) du maire Tremblay, fatigué de se faire sournoisement retirer des tâches alors qu'il était enh vacance, tente d'assouvir, je cite la Presse, son rêve de ''devenir calife à la place du calife'', qui illumine ses nuits depuis toujours. Pour une étrange raison, il désire ardemment se retrouver aux commandes défectueuses de cette monstrueuse structure hétéroclite pleine de cols bleus immobiles et de services inutiles, uniquement indiqués quelque part sur le papier (référence à un précédent post ''les services gouvernementaux'').
Donc, ce cher Benoît se déclare indépendant et, comble du malheur, entraîne avec lui deux (ou trois?) députés à qui il a sûrement promis les très intéressants postes de...chef-inspecteur de viaducs, ou encore coordinateur des transferts monétaires entre organes (ou un autre poste aussi alléchant). Il semblerait que les discussions au conseil d'administration soient ''d'interminables palabres sur des questions déjà réglées'' pour citer le punchline de ce Labonté qui n'en a que le nom, avouons-le...
Il caresse l'idée de se joindre au principal parti d'opposition: ce sera la LUTTE À LA MAIRIE ENTRE LES DEUX ANCIENS AMIS...mais amenez les caméras quel drame poignant, appelez Anthony Hopkins pour jouer le maire Tremblay et De Niro pour jouer Labonté et putain quel blockbuster...HOLLYWOOOODD, tu m'entends?
Le résultat immédiat est que le centre-ville échappe au contrôle du maire, parce que les députés qui géraient ces arrondissements viennent de claquer la porte...Bref la mairie n'a plus aucune influence sur aucun service de proximité dans l'arrondissement Ville-Marie, car les élus ''indépendants'', qui semblent déjà alliés à Vision Montréal (Vision/Union wow çà a de l'imagination ici) contrôlent la majorité des sièges de l'arrondissement. Bref......Ville-Marie est maintenant une ville à part, qui aura son service de déneigement, son service de collecte des déchets etc...
euh...il me semblait qu'il y avait eu un projet de fusions des grandes villes au Québec pour éviter çà...Faudra que Labonté s'entende avec Tremblay sinon les déchets vont rester là c'est quoi?
P-A-L-P-I-T-A-N-T
À suivre!
Donc, ce cher Benoît se déclare indépendant et, comble du malheur, entraîne avec lui deux (ou trois?) députés à qui il a sûrement promis les très intéressants postes de...chef-inspecteur de viaducs, ou encore coordinateur des transferts monétaires entre organes (ou un autre poste aussi alléchant). Il semblerait que les discussions au conseil d'administration soient ''d'interminables palabres sur des questions déjà réglées'' pour citer le punchline de ce Labonté qui n'en a que le nom, avouons-le...
Il caresse l'idée de se joindre au principal parti d'opposition: ce sera la LUTTE À LA MAIRIE ENTRE LES DEUX ANCIENS AMIS...mais amenez les caméras quel drame poignant, appelez Anthony Hopkins pour jouer le maire Tremblay et De Niro pour jouer Labonté et putain quel blockbuster...HOLLYWOOOODD, tu m'entends?
Le résultat immédiat est que le centre-ville échappe au contrôle du maire, parce que les députés qui géraient ces arrondissements viennent de claquer la porte...Bref la mairie n'a plus aucune influence sur aucun service de proximité dans l'arrondissement Ville-Marie, car les élus ''indépendants'', qui semblent déjà alliés à Vision Montréal (Vision/Union wow çà a de l'imagination ici) contrôlent la majorité des sièges de l'arrondissement. Bref......Ville-Marie est maintenant une ville à part, qui aura son service de déneigement, son service de collecte des déchets etc...
euh...il me semblait qu'il y avait eu un projet de fusions des grandes villes au Québec pour éviter çà...Faudra que Labonté s'entende avec Tremblay sinon les déchets vont rester là c'est quoi?
P-A-L-P-I-T-A-N-T
À suivre!
Grève étudiante (Part2)
Je poursuis je poursuis, je vais même le rimer cette fois-ci sur un flow lent avec les tonalités qui reviennent de temps en temps comme une balle avec laquelle je joue habilement et qui exerce un talent que j'aime exposer, de temps en temps, alors c'est l'heure de doucement dévier vers le coeur du sujet de l'heure, cette grève de rêveurs qui refusent trêve au nom d'un rêve démocratique qui a l'heur de me hérisser comme un porc-épic (yeahhhh)
Bon, voilà, ces cons-là croient qu'en se promenant dans la rue de temps en temps, grisés d'avoir bloqué le courant et sentant vraiment que leurs demandes sans queue ni tête, intimident la bande de players sans queue ni arêtes qui dirigent l'embarcation dans les tourbillons de la gestion de 7 millions d'individus-moutons sans convictions.
Ces pauvres rameurs qui refusent tout apport autre que le leur n'on jamais quitté le port, dans leur gueule il y a un mors, ils sont intégrés dans l'édifice, pour crier des insanités, occuper des locaux sans déranger trop le fonctionnement des mécanismes centraux, pratiquant tellement l'autocentrisme qu'ils n'ont aucune idée d'à quel point leurs revendications bidons ajoutent du béton aux murs construits entre la nation et le son d'une révolution qui, ils ont raison, devrait commencer à tourner si on veut continuer à respirer, mais dont ils ne saisissent ni forme ni portée
Ces câlisse hurlent à la gratuité et imposent leurs idées démodées à des milliers de gens plutôt en santé, équilibrés autant que faire se peux, et renforcent le camp de ceux qui acceptent la machine, quand ils constatent que ceux qui veulent lui foutre leur poing sur la yeule sont ces loutres sans oreilles qui couinent sans pareille. Ainsi, en laissant ces manifestations bloquer le trafic les patrons, pas cons, utilisent ces ratons pour renforcer leur position...
Brandissez pancartes, hurlez slogans, bande de chenapans ignorants, imaginez votre société idéalisée tant que vous voulez, jamais une révolution n'a commencé en étant aussi bien encerclée, encadrée, supporté et étouffée par le pouvoir, croyez-vous que Lénine a négocié avec le tsar une date officielle pour prendre la rue, arrangé les paramètres de transformation du monde? Une BOMBE voilà ce que c'est une révolution, çà pète votre imagination factice,mignons pacifistes, creusez votre tombe mais laissez-moi mon accès au monde
Boooonnnnee nuit
Bon, voilà, ces cons-là croient qu'en se promenant dans la rue de temps en temps, grisés d'avoir bloqué le courant et sentant vraiment que leurs demandes sans queue ni tête, intimident la bande de players sans queue ni arêtes qui dirigent l'embarcation dans les tourbillons de la gestion de 7 millions d'individus-moutons sans convictions.
Ces pauvres rameurs qui refusent tout apport autre que le leur n'on jamais quitté le port, dans leur gueule il y a un mors, ils sont intégrés dans l'édifice, pour crier des insanités, occuper des locaux sans déranger trop le fonctionnement des mécanismes centraux, pratiquant tellement l'autocentrisme qu'ils n'ont aucune idée d'à quel point leurs revendications bidons ajoutent du béton aux murs construits entre la nation et le son d'une révolution qui, ils ont raison, devrait commencer à tourner si on veut continuer à respirer, mais dont ils ne saisissent ni forme ni portée
Ces câlisse hurlent à la gratuité et imposent leurs idées démodées à des milliers de gens plutôt en santé, équilibrés autant que faire se peux, et renforcent le camp de ceux qui acceptent la machine, quand ils constatent que ceux qui veulent lui foutre leur poing sur la yeule sont ces loutres sans oreilles qui couinent sans pareille. Ainsi, en laissant ces manifestations bloquer le trafic les patrons, pas cons, utilisent ces ratons pour renforcer leur position...
Brandissez pancartes, hurlez slogans, bande de chenapans ignorants, imaginez votre société idéalisée tant que vous voulez, jamais une révolution n'a commencé en étant aussi bien encerclée, encadrée, supporté et étouffée par le pouvoir, croyez-vous que Lénine a négocié avec le tsar une date officielle pour prendre la rue, arrangé les paramètres de transformation du monde? Une BOMBE voilà ce que c'est une révolution, çà pète votre imagination factice,mignons pacifistes, creusez votre tombe mais laissez-moi mon accès au monde
Boooonnnnee nuit
lundi 17 septembre 2007
Grève étudiante
Je vous avertis premièrement que je n'ai pas étudié le dossier dans ses moindre recoins avant de faire ce post. C'est que je ne crois pas qu'il faille le faire. Considérez ceci comme une diss track contre l'ASSE et tous les gens de leur acabit fixés stupidement dans des objectifs qui relèvent de l'utopie, et même au-delà, et qui possèdent pour une raison obscure un pouvoir de blocage sur le système scolaire en son ensemble.
Donc, voilà, mes chers amis, mon opinion là-dessus...
Cette grève générale est une honte pour l'ensemble des associations étudiantes qui vont y prendre part, une pathétique démonstration de force contre le système effectuée dans les strictes limites imposées par le système pour gérer les démonstrations faites contre lui. Pauvre manifestation impuissante de jeunes pris dans le Capital de Marx qui réclament à corps et à cris....la gratuité scolaire totale (rien de moins!) et bien sûr, exigent que le gouvernement recule immédiatement sur ses hausses des frais d'inscription...et probablement une clause secrète concernant la transformation immédiate du Québec en société de style soviétique avec l'ASSE comme politburo et son ''directeur '' comme Premier Secrétaire du Parti Communiste du Québec, seul parti qui sera dorénavant autorisé bien sûr. Les gens pourront ainsi venir visiter une société qui serait vouée à servir de musée du 20e siècle et de ses idées qui ont plongé dans l'oubli...c'est ARCHAIQUE ces demandes, rien de moins.
Probablement croient-ils qu'ils sont lancés dans une sorte de mission sociale. Il faut arrêter de lire Boukharine (qui écrivait en 1915 crisse) et se concentrer un peu sur les possibilités de la province québécoise et sur ses options pour l'avenir.
Comme vous le savez sûrement, le système de santé à lui seul nécessite environ 52% du budget québécois uniquement pour rester en aussi mauvais état. Je CROIS que si on ajoute le service de la dette (sans donc investir massivement pour la réduire) on atteint un chiffre proche de 75% (il faudrait vérifier tout çà, mais çà tourne là-dedans)...donc, si on se finance un système scolaire entièrement gratuit et une maison à Westmount pour chaque membre de l'ASSE en plus du système de santé gratuit, il faudra commencer à faire pousser du pavot et là l'Afghanistan c'eat trop gros comme concurrence get it?
ÇÀ EXISTE PAS VOTRE MONDE TOUT GRATUIT GET IT?????
fuck
JE VEUX APPRENDRE
Donc, voilà, mes chers amis, mon opinion là-dessus...
Cette grève générale est une honte pour l'ensemble des associations étudiantes qui vont y prendre part, une pathétique démonstration de force contre le système effectuée dans les strictes limites imposées par le système pour gérer les démonstrations faites contre lui. Pauvre manifestation impuissante de jeunes pris dans le Capital de Marx qui réclament à corps et à cris....la gratuité scolaire totale (rien de moins!) et bien sûr, exigent que le gouvernement recule immédiatement sur ses hausses des frais d'inscription...et probablement une clause secrète concernant la transformation immédiate du Québec en société de style soviétique avec l'ASSE comme politburo et son ''directeur '' comme Premier Secrétaire du Parti Communiste du Québec, seul parti qui sera dorénavant autorisé bien sûr. Les gens pourront ainsi venir visiter une société qui serait vouée à servir de musée du 20e siècle et de ses idées qui ont plongé dans l'oubli...c'est ARCHAIQUE ces demandes, rien de moins.
Probablement croient-ils qu'ils sont lancés dans une sorte de mission sociale. Il faut arrêter de lire Boukharine (qui écrivait en 1915 crisse) et se concentrer un peu sur les possibilités de la province québécoise et sur ses options pour l'avenir.
Comme vous le savez sûrement, le système de santé à lui seul nécessite environ 52% du budget québécois uniquement pour rester en aussi mauvais état. Je CROIS que si on ajoute le service de la dette (sans donc investir massivement pour la réduire) on atteint un chiffre proche de 75% (il faudrait vérifier tout çà, mais çà tourne là-dedans)...donc, si on se finance un système scolaire entièrement gratuit et une maison à Westmount pour chaque membre de l'ASSE en plus du système de santé gratuit, il faudra commencer à faire pousser du pavot et là l'Afghanistan c'eat trop gros comme concurrence get it?
ÇÀ EXISTE PAS VOTRE MONDE TOUT GRATUIT GET IT?????
fuck
JE VEUX APPRENDRE
samedi 8 septembre 2007
Rayon De Soleil (Part2)
Bon, j'en étais à ce shift de nuit honni, n'est-ce pas? Oui c'est bien çà, j'en étais exactement à ces délicieux moments partagés avec ces personnages sortis on ne sait trop d'ou, élevés par on ne sait vraiment pas qui et venus au café sûrement pas dans le but d'y faire des achats, mais plutôt avec d'obscures intentions machiavéliques toutes séparées les unes des autres, autant de radicaux libres aux menées inacceptables pour les patrons qu'ilo me fallait contrecarrer tous à la fois pour un salaire de 10 dollars de l'heure plus tips (assez consistants pour un plat de tip mais quand même avez vous vu la job?)
Alors que j'avais revêtu mon gilet d'automne et que je me tenais devant la machine espresso incognito dans le but d'en débusquer un ou deux (en fait je m'emmerdais royalement et j'avais décidé de jouer au client, çà amusait follement Yvan), une jolie blonde que je dépassais d'une demi-tête entre dans le café en me souriant d'emblée. Sourire qui m'atteint aussitôt et me retrousse les lèvres sans même que je l'aie vu venir. Et c'est là que tout devient ensoleillé, même les junkies que je trouve tout à coup à un cheveu de la sympathie.
Elle se pend à mon bras, me sourit de toutes ses dents et me dit: ''How are you doing??''. Pour bien faire, une réplique méga player me vient à la bouche (merci Snoop qui m'a trop bouncé dans les oreilles): ''Since you're here girl, everythin's allright. Do you need anything?''. J'ai dit çà avant que çà atteigne mon cerveau.
Believe it or not, elle m'embrasse carrément dans le restaurant, elle se pend à mon cou et me dit ''thank you very muuuuuccccchhhhh'' (la fin de sa phrase se perd dans un gloussement de joie pure, elle me serre sur elle et après elle sourit et part just like that.
Elle sentait la pêche. Les filles, les parfums à la pêche, two thumbs up.
Un junkie voulait aller se shooter dans les toilettes, je lui ai donné la clé d'en bas pour qu'il soit tranquille, le pauvre çà doit pas être drôle se faire déranger pendant cette opération.... Un sans-abri s'est étendu sur un banc...je vais lui emmener des journaux, on pourrait pas lui faire un coussin, Yvan? Crisse c'est vrai que c'est cher 2.60$ un gros café, faque il va être gratuit finalement! Voulez vous des cups de laits pour chez vous? Pis pour vos amis, aussi? Faudrait qu'ils se lèvent du bon pied et qu'ils aient du lait pour le café, ceux qui en prennent.
Relaxe, Yvan, je vais la faire la moppe, va fumer une cigarette, je peux tuer ton ex si tu veux? Bah c'tait juste de même...
Les femmes m'aiment donc encore, il fait ben clair ici à 4h30 du matin!
Je précise: oui elle était saoûle (bien sûr!). Il fait aussi clair! lol
Enfin ce Montréal-là qui se pointe le nez!
Alors que j'avais revêtu mon gilet d'automne et que je me tenais devant la machine espresso incognito dans le but d'en débusquer un ou deux (en fait je m'emmerdais royalement et j'avais décidé de jouer au client, çà amusait follement Yvan), une jolie blonde que je dépassais d'une demi-tête entre dans le café en me souriant d'emblée. Sourire qui m'atteint aussitôt et me retrousse les lèvres sans même que je l'aie vu venir. Et c'est là que tout devient ensoleillé, même les junkies que je trouve tout à coup à un cheveu de la sympathie.
Elle se pend à mon bras, me sourit de toutes ses dents et me dit: ''How are you doing??''. Pour bien faire, une réplique méga player me vient à la bouche (merci Snoop qui m'a trop bouncé dans les oreilles): ''Since you're here girl, everythin's allright. Do you need anything?''. J'ai dit çà avant que çà atteigne mon cerveau.
Believe it or not, elle m'embrasse carrément dans le restaurant, elle se pend à mon cou et me dit ''thank you very muuuuuccccchhhhh'' (la fin de sa phrase se perd dans un gloussement de joie pure, elle me serre sur elle et après elle sourit et part just like that.
Elle sentait la pêche. Les filles, les parfums à la pêche, two thumbs up.
Un junkie voulait aller se shooter dans les toilettes, je lui ai donné la clé d'en bas pour qu'il soit tranquille, le pauvre çà doit pas être drôle se faire déranger pendant cette opération.... Un sans-abri s'est étendu sur un banc...je vais lui emmener des journaux, on pourrait pas lui faire un coussin, Yvan? Crisse c'est vrai que c'est cher 2.60$ un gros café, faque il va être gratuit finalement! Voulez vous des cups de laits pour chez vous? Pis pour vos amis, aussi? Faudrait qu'ils se lèvent du bon pied et qu'ils aient du lait pour le café, ceux qui en prennent.
Relaxe, Yvan, je vais la faire la moppe, va fumer une cigarette, je peux tuer ton ex si tu veux? Bah c'tait juste de même...
Les femmes m'aiment donc encore, il fait ben clair ici à 4h30 du matin!
Je précise: oui elle était saoûle (bien sûr!). Il fait aussi clair! lol
Enfin ce Montréal-là qui se pointe le nez!
dimanche 2 septembre 2007
Rayon de Soleil (Part1)
Bon, je rentre à mon dernier shift de nuit au Presse Café. Je hais le shift de nuit. Il m'a balancé mon été aux orties, parce que des fois le jour, je dors, des fois pas, c'est jamais du bon sommeil, je peux plus aller à des soupers (trop tôt), des shows (trop tard), pis à 5h du matin à mes jours de congé tout le monde dors pis j'ai écris un vrai tas de merde concernant un pigeon hitlérien pendant ce temps là, j'ai vu mon compagnon de travail légèrement irritant plus que tous mes amis, pis j'ai pas vu le Soleil, je suis carrément passé à côté du bon temps quoi. Et tout çà pour gérer un gars de 43 ans qui se tape une drop sociale grave et un divorce et qui ne fait que me dire qu'il fantasme sur Fergie et sur les filles de 23 ans exactement. Entre deux réflexions sur le gars de 21 ans du shift de soir qui se pogne le cul selon lui. Ah oui, et quand je lui parle, il y a une procédure. Yvan, as-tu vu la clé des toilettes? (3 fois). Ensuite, ''Je suis un éléphant rose, je fais des backflips à poil, regarde, je me masturbe frénétiquement etc etc...À un moment donné son cerveau déclasse ma voix de la catégorie ''bruit de fond'' (oui Naima si tu lis çà marre toi donc). Il se tourne et me dis: ''en?'' Je répète alors ma question sur la clé d'un ton sensiblement gossé, et il me dis qu'il l'a pas vue. Anyway, je l'ai trouvée 9 fois sur dix pendant le processus. À chaque fois mes nerfs s'érodent un peu plus.
Il y a le junkie qui me demande carrément de lui donner 20$ de mes tips, passe son temps à aller aux toilettes fumer du crack pendant une demie-heure et qui après sort en étant littéralement terrifié par son propre T-Shirt (Il l'enlève alors et le jette par terre avant d'aller accoster une bonne femme de 50 ans avec la main dans son pantalon pour la prendre à témoin que quelque chose mange sa peau par en dedans. Ah oui des fois son linge bouge seul et se pointe sur lui comme un canon: il a alors très peur et est même donc conséquemment sorti tout nu des toilettes du café. J'ai fini par être tellement fed-up de ses craps que j'en ai perdu le contrôle et j'ai traversé dans la salle pour le pogner et le câlisser dehors, menace de lui péter la gueule avec un verre inclus. Comme on voit, j'adore le shift de nuit.
Il y a le gars qui m'a demandé des verres d'eau pendant 3 semaines et qui me piquait du tip à chaque fois pendant que je le faisait comme un naif natif de Québec et après il me parlait de plein de conneries comme si c'était mon ami jusqu'à ce qu'un gars qui le voyait aller me hinte et que je pète la note au point de péter un verre sur le comptoir. Le faisant ainsi disparaître, ainsi que mon image de jeune sain d'esprit aux yeux des 50 clients. La bonne humeur régnait, et le sentiment d'importance, d'utilité et de gratification qui venait avec la boss le matin qui me parlait sans arrêt du fait que l'autre avait pas sa calotte. Pis moi ben sorry mais je vais pas jouer la ''police des calottes''. Plus une histoire étrange de dépôt de 370$ disparu qui donna une atmosphère de camaraderie et de confiance insurpassable dans la place. C'était rendu que le boss se tapait des shifts de 8 heures entiers...sur les caméras de surveillance en faisant des zooms à chaque move suspect (celui qui a hérité du restaurant après sa mort rapide et subite était beaucoup plus raisonnable: il m'a fait venir dans son bureau pour me demander ce que je pensais que faisait Yvan légèrement en retrait de la caméra à 3h42 du matin je sais plus quel jour. Comme si je me souvenais de çà! Il semble...être immobile, Manni. Quelqu'un doit lui parler et il est sur le bord de décoder les mots, sa mémoire vive est toute occupée)
Bref, ma vie me plaisait!
Qui eût cru qu'à mon dernier shift...mon coeur se réchaufferait autant?
(À suivre....)
PS: Je suis très méchant avec Yvan dans ces deux textes, mais c'est mon irritation qui sort, et je voudrais faire la lumière sur lui. C'est un homme doux et gentil, malchanceux mais pas méchant pour une cenne et qui est loin d'être attardé quand même, qui est dans ma liste MSN parce que j'aime ben çà y jaser de temps en temps. Je l'aime beaucoup beaucoup plus depuis que je suis plus coincé derrière un comptoir avec. Mais je ne voulais pas retenir mes élans lyriques qui me divertissaient énormément.
Il y a le junkie qui me demande carrément de lui donner 20$ de mes tips, passe son temps à aller aux toilettes fumer du crack pendant une demie-heure et qui après sort en étant littéralement terrifié par son propre T-Shirt (Il l'enlève alors et le jette par terre avant d'aller accoster une bonne femme de 50 ans avec la main dans son pantalon pour la prendre à témoin que quelque chose mange sa peau par en dedans. Ah oui des fois son linge bouge seul et se pointe sur lui comme un canon: il a alors très peur et est même donc conséquemment sorti tout nu des toilettes du café. J'ai fini par être tellement fed-up de ses craps que j'en ai perdu le contrôle et j'ai traversé dans la salle pour le pogner et le câlisser dehors, menace de lui péter la gueule avec un verre inclus. Comme on voit, j'adore le shift de nuit.
Il y a le gars qui m'a demandé des verres d'eau pendant 3 semaines et qui me piquait du tip à chaque fois pendant que je le faisait comme un naif natif de Québec et après il me parlait de plein de conneries comme si c'était mon ami jusqu'à ce qu'un gars qui le voyait aller me hinte et que je pète la note au point de péter un verre sur le comptoir. Le faisant ainsi disparaître, ainsi que mon image de jeune sain d'esprit aux yeux des 50 clients. La bonne humeur régnait, et le sentiment d'importance, d'utilité et de gratification qui venait avec la boss le matin qui me parlait sans arrêt du fait que l'autre avait pas sa calotte. Pis moi ben sorry mais je vais pas jouer la ''police des calottes''. Plus une histoire étrange de dépôt de 370$ disparu qui donna une atmosphère de camaraderie et de confiance insurpassable dans la place. C'était rendu que le boss se tapait des shifts de 8 heures entiers...sur les caméras de surveillance en faisant des zooms à chaque move suspect (celui qui a hérité du restaurant après sa mort rapide et subite était beaucoup plus raisonnable: il m'a fait venir dans son bureau pour me demander ce que je pensais que faisait Yvan légèrement en retrait de la caméra à 3h42 du matin je sais plus quel jour. Comme si je me souvenais de çà! Il semble...être immobile, Manni. Quelqu'un doit lui parler et il est sur le bord de décoder les mots, sa mémoire vive est toute occupée)
Bref, ma vie me plaisait!
Qui eût cru qu'à mon dernier shift...mon coeur se réchaufferait autant?
(À suivre....)
PS: Je suis très méchant avec Yvan dans ces deux textes, mais c'est mon irritation qui sort, et je voudrais faire la lumière sur lui. C'est un homme doux et gentil, malchanceux mais pas méchant pour une cenne et qui est loin d'être attardé quand même, qui est dans ma liste MSN parce que j'aime ben çà y jaser de temps en temps. Je l'aime beaucoup beaucoup plus depuis que je suis plus coincé derrière un comptoir avec. Mais je ne voulais pas retenir mes élans lyriques qui me divertissaient énormément.
samedi 28 juillet 2007
Présence policière
Je zonais avec des potes au parc Lafontaine l'autre nuit, et il y en a une qui a mis le doigt sur un truc. LOa présence policière çà emmerde vraiment. Ils trimballent une putain de vibe d'autorité primaire plus que gossante. Leur statut de cégépiens n'aide rien dans ma tête. Comme si ils formaient des gens pour exécuter des directives au-delà de leur propre compréhension. Attendez...c'est çà!!
Donc çà se pointe à grand renforts de lumières agressantes, çà parle sur un ton péremptoire, çà ordonne deux fois de vider la bière en dessous et de sacrer notre camp car un parc c'est fermé après 11 heures.¨C'est magnanime: çà ne nous distribue aucun ticket malgré notre évident mépris de la loi empêchant de boire dans les parcs. Mais çà nous sermonne quand même par rapport à nos responsabilités pas prises.
Dans le métro çà s'assure que tout le monde est bien assis. Pas de place pour les gens chill dans le métro, on se tient droit, on a les pieds par terre (çà je comprend un peu quand même). Çà veille au grain je vous dit, ces patrouilleurs.
C'est pas la fonction policière que j'abhorre, c'est sa putain de présence. C'est pas la police qu'est irritante, c'est les policiers!
Voilà
Donc çà se pointe à grand renforts de lumières agressantes, çà parle sur un ton péremptoire, çà ordonne deux fois de vider la bière en dessous et de sacrer notre camp car un parc c'est fermé après 11 heures.¨C'est magnanime: çà ne nous distribue aucun ticket malgré notre évident mépris de la loi empêchant de boire dans les parcs. Mais çà nous sermonne quand même par rapport à nos responsabilités pas prises.
Dans le métro çà s'assure que tout le monde est bien assis. Pas de place pour les gens chill dans le métro, on se tient droit, on a les pieds par terre (çà je comprend un peu quand même). Çà veille au grain je vous dit, ces patrouilleurs.
C'est pas la fonction policière que j'abhorre, c'est sa putain de présence. C'est pas la police qu'est irritante, c'est les policiers!
Voilà
mardi 17 juillet 2007
Les services gouvernementaux
Lorsque vous êtes dans la merde au Québec, on peut quand même s'enorgueillir de posséder des services gouvernementaux de qualité, qui sont conçus pour nous aider à régler nos problèmes. Comme les CLE, où on va quand on se cherche un travail. Quand on veut imprimer un CV au CLE, rien de plus facile, c'est gratuit et rapide. Ne l'emmenez pas sur un CD, car ils n'ont que des lecteurs disquette sur les ordinateurs (vous vous souvenez?). En fait ils ont des lecteurs DVD, mais sur les ordinateurs de banque d'emploi seulement (si vous arrivez à le hacker, ils vous récompensent en vous laissant écouter la trilogie du Seigneur des Anneaux). Ils ont un accès Internet, qui ne permet pas de downloader son CV et le gars de la salle Multiservice est là le mercredi entre 12 et une heure et demie. Et le CLE est fermé entre midi et une heure, alors faut s'arranger.
Finalement, il me coûta 6.92$ pour imprimer 20 CV de 2 pages dans un Copie XPress (8c la feuille au lieu de 5 car ils étaient sur un CD, plus 2$ de frais. ''Bouziness!!'' m'expliqua un Asiatique débonnaire au sourire si large qu'il transcendait la réalité).
Finalement, il me coûta 6.92$ pour imprimer 20 CV de 2 pages dans un Copie XPress (8c la feuille au lieu de 5 car ils étaient sur un CD, plus 2$ de frais. ''Bouziness!!'' m'expliqua un Asiatique débonnaire au sourire si large qu'il transcendait la réalité).
jeudi 21 juin 2007
NOOOONNNNNNNNNN
''''Québec créée une autre structure à Montréal et donne un pouvoir de taxation
QUEBEC (PC) - La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, crée une nouvelle structure sur l'ile de Montréal, qui portera le nom de Secrétariat d'agglomération (...)''''
Tout va bien à Montréal. Mes amis montréalais le savent. Ils se rendent bien compte que les cinq paliers de gouvernement actuellement en vigueur ne suffisaient pas au bon fonctionnement de la ville. Le gouvernement Charest a donc opportunément choisi ce moment délicieux pour annoncer en grande pompe que le nombre de délégués aux conseils d'agglomération passe de 31 à.............................80 (avouez que vous ne vous y attendiez pas!) ET que l'on se dote d'un nouvel organisme.....................................consultatif (je multiplie les surprises) pour améliorer la gestion de la ville.
C'est sûr qu'à 80 on s'entends mieux qu'à 31, et en plus il y a maintenant capacité de blocage des motions (40 VS 40, par rapport à 15 vs 16 délégués), ce qui est une belle garantie de grain de sable dans la machine, mais en plus, quoi du plus utile qu'un organe consultatif qui donnera ses avis sur tout et qui, en plus, devra être informé de tout et qui servira à rendre la ville de Montréal digne de l'URSS stalinienne en ce qui a trait au nombre d'organismes bureaucratiques inutiles. C'est comme une curiosité, au zoo. Le freak-show montréalais.
Ah j'ai hâte d'y être! Ces cols bleus qui réparent 10 mètres de rues ici et là m'ont manqué je l'avoue. À Québec ils travaillent ces salauds. Pis ici il y a juste la mairesse Boucher et Ann Bourget qui se crêpent le chignon à l'hôtel de ville. On n'a pas de Secrétariat pour nous dire c'est qui la plus belle...
QUEBEC (PC) - La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, crée une nouvelle structure sur l'ile de Montréal, qui portera le nom de Secrétariat d'agglomération (...)''''
Tout va bien à Montréal. Mes amis montréalais le savent. Ils se rendent bien compte que les cinq paliers de gouvernement actuellement en vigueur ne suffisaient pas au bon fonctionnement de la ville. Le gouvernement Charest a donc opportunément choisi ce moment délicieux pour annoncer en grande pompe que le nombre de délégués aux conseils d'agglomération passe de 31 à.............................80 (avouez que vous ne vous y attendiez pas!) ET que l'on se dote d'un nouvel organisme.....................................consultatif (je multiplie les surprises) pour améliorer la gestion de la ville.
C'est sûr qu'à 80 on s'entends mieux qu'à 31, et en plus il y a maintenant capacité de blocage des motions (40 VS 40, par rapport à 15 vs 16 délégués), ce qui est une belle garantie de grain de sable dans la machine, mais en plus, quoi du plus utile qu'un organe consultatif qui donnera ses avis sur tout et qui, en plus, devra être informé de tout et qui servira à rendre la ville de Montréal digne de l'URSS stalinienne en ce qui a trait au nombre d'organismes bureaucratiques inutiles. C'est comme une curiosité, au zoo. Le freak-show montréalais.
Ah j'ai hâte d'y être! Ces cols bleus qui réparent 10 mètres de rues ici et là m'ont manqué je l'avoue. À Québec ils travaillent ces salauds. Pis ici il y a juste la mairesse Boucher et Ann Bourget qui se crêpent le chignon à l'hôtel de ville. On n'a pas de Secrétariat pour nous dire c'est qui la plus belle...
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